L'heure, entendue avant d'être vue
Depuis 1997, la Maison maîtrise l'une des complications les plus exigeantes de l'horlogerie : la répétition minutes. Autrefois utilisée pour indiquer l'heure la nuit, cette complication de haute horlogerie symbolise la parfaite synergie entre précision mécanique et art musical. À la manière d'un musicien qui accorde son instrument, l'horloger doit régler les sons du garde-temps avec la même sensibilité.
L'horlogerie rencontre l'harmonie musicale
La mécanique de la mélodie
Un calibre de répétition minutes exige plus qu'une expertise horlogère ; l'horloger doit posséder un talent musical, car ses mains et ses oreilles doivent agir harmonieusement. La complexité réside dans l'interaction entre les composants, chacun étant ajusté et réglé individuellement à la main lors des dernières étapes de l'assemblage de la montre.
L'Art du Son
Déchiffrer le temps
Une montre à répétition minutes est dotée de deux marteaux méticuleusement façonnés, qui frappent des gongs en acier encerclés autour du mouvement, chacun étant accordé pour émettre une fréquence spécifique. La complication émet :
Diabolus in Machina
La Maison élève sa musicalité à un niveau supérieur en accordant la répétition minutes sur un intervalle de triton comme aucune autre. Cela fait écho à un accord à la fois dissonant et envoûtant, autrefois banni de la musique religieuse médiévale et connu sous le nom de « diabolus in musica » ou d'« accord du diable ». Cette sonorité confère à chaque carillon une signature auditive singulière, et distinctive.
Performance précise
Plusieurs dispositifs de sécurité techniques ainsi que des aides visuelles ont été intégrés pour garantir à la fois la précision et la fiabilité de la symphonie mécanique :
"Tout ou rien"
Cette innovation permet d'activer la sonnerie, lorsque le poussoir est entièrement enfoncé. Par ailleurs, un second dispositif de sécurité empêche le mécanisme de se déclencher ou d'afficher une indication partielle de l'heure.
Affichage de la lecture des tonalités
Un disque intégré guide visuellement le porteur à travers la séquence de carillons. Ce mécanisme discret, se révéle uniquement pendant la phase de sonnerie, soulignant en temps réel la progression des heures, des quarts ainsi que celle des minutes.
L'excellence en interne
La Manufacture Roger Dubuis a été inaugurée en 2002. Plus qu'un simple foyer pour l'horlogerie expressive, la production intégrée permet à la Maison de maîtriser et de réinterpréter les complications, tout en contrôlant ses propres standards de qualité. La preuve en est faite dès l'année suivante, lorsque Roger Dubuis dévoile son premier organe réglant maison : le balancier-spiral. Il devient rapidement un élément fondamental du savoir-faire de la Maison lorsqu'il est utilisé pour le premier tourbillon maison.